Le 14, 15, 16 et 17 octobre 2008, la direction des technologies et des services de l'information du gouvernement de la Nouvelle Calédonie (DTSI) en collaboration avec DEMOS, a organisé un séminaire et des actions de sensibilisation sur l'informatique verte, la « Green IT ».

Il s'agit d'une première dans le genre pour la Nouvelle Calédonie, mais aussi pour la France, en termes de sensibilisation au sujet portée par une collectivité.

Qu'est ce que la Green IT ?

La Green IT est une démarche étroitement liée au développement durable, qui vise à l'amélioration de l'impact écologique des technologies de l'information. Elle s'intéresse à toutes les phases du cycle de vie de l'informatique, de la sélection des matériels les plus efficaces, à la gestion des déchets en passant par des définitions des bonnes pratiques pour les utilisateurs.

Quels objectifs pour ces journées du 14, 15, 16 et 17 octobre ?

Nous avons souhaité comprendre mieux le sujet et échanger avec un expert sur la Green IT, mais surtout de partager cet échange avec les acteurs de l'informatique de la Nouvelle Calédonie, car nous sommes tous concernés. Le séminaire du 14 octobre à réunit des responsables informatiques du secteur public et du privé, des revendeurs, des importateurs, des représentants d'associations de protections de l'environnement, des experts de la réglementation locale, des sociétés de traitement des déchets de la Nouvelle Calédonie. Nous avons eu l'occasion de partager un espace d'information, de sensibilisation et d'échange, pour comprendre et essayer de répondre ensemble aux enjeux du développement durable de la Green IT. Nous avons abordé plusieurs sujets, de comment sensibiliser aux gestes professionnels qui aident à préserver l'environnement, jusqu'à mener une réflexion de fond sur ce que nous pouvons mettre en oeuvre concrètement et rapidement.

Le 15, 16 et 17 octobre, nous avons approfondi les thématiques clés de la Green IT : la politique d'achat éco label, la gestion de parc des ordinateurs, la gestion des impressions, les DEEE, la conception des tableaux de bord, la consommation énergétique des datacenter, et last but not least, l'accompagnement des utilisateurs au changement de leurs pratiques.

Quelques données ?

Il a été estimé dans le monde une quantité d'un milliard d'ordinateurs personnels en 2008. La prévision est d'en avoir 2 milliard en 2015. La construction d'un ordinateur demande 1,8 tonne de ressources totales, 240 kg d'énergies fossiles, 22 kg de produits chimiques et 1500 litres d'eau (source : Forrester). Un ordinateur contient des matériaux dangereux, comme du plomb, du cadmium, du chrome, du béryllium, de l'arsenic, etc.

Entre 2000 et 2006, la consommation électrique des centres informatiques a doublé. Dans 25 ans, la consommation énergétique sera équivalente à la consommation de la population mondiale aujourd'hui.

Et maintenant ?

Nous avons bien compris que l'informatique s'est développée sans tenir compte de la consommation énergétique de ses machines : son but était d'être le support de progrès et de la stratégie d'une entreprise ou d'une administration, mais pas de se préoccuper de l'environnement ou de la consommation énergétique.

Aujourd'hui les centres informatiques ont la possibilité d'acheter des composants éco conçus, de cibler des gains énergétiques importants, et ils peuvent mettre en oeuvre des technologies et des paramétrages aidants le respect de l'environnement. Mais nous pouvons tous, avec des tout petits gestes dans notre vie professionnelle ou privée, contribuer significativement au développement durable. A ce sujet, la DTSI a en projet la préparation de deux guides des bonnes pratiques pour une informatique éco responsable, à destination du grand public et des informaticiens.

Les fichiers sont à prendre par numéro chronos ou, pour l'ensemble, prendre uniquement le zip N°99

99_-_Green_IT_-_tous_les_fichiers.zip